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Filmer en 360° : 3 caméras au banc d’essai

Publié le 23 janvier 2017 par Jean-Louis FOURTANIER
La gamme des caméras vidéo 360° s'étend des toutes petites que l'on monte sur un smartphones, aux très grosses qui pèsent plusieurs kilos et contiennent des dizaines d'appareils photo orientés tous azimuts, avec des prix qui vont d'une centaine d'Euros à quelques dizaines ... de milliers! Même à ce prix, elles ne sont pas sans défauts et les plus grosses souffrent d'un mal pas vraiment bénin appelé 'parallaxe'.

Le choix d’une caméra dépend avant tout de ce qu’on veut produire. Cet article se situe dans le cadre de productions promotionnelles et événementielles : La qualité d’image est un critère de choix primordial mais c’est loin d’être le seul.

 

Le marché des caméras 360 est en évolution extrêmement rapide. Cet article a été réalisé et mis à jour sur les bases des matériels existant et pleinement opérationnels début 2018. Nous avons utilisé de façon intensive trois caméras très différentes : la petite ‘KeyMission’ de Nikon,  la grosse ‘Omni’ de Gopro, et plus récemment un modèle intermédiaire, la caméra ‘Fusion’ de Gopro.

La Keymission est petite, légère, solide, étanche, très facile d’emploi, presque trop facile : on l’allume et elle est capable de filmer en 4K, et fournit directement un film au format voulu pour la vidéo 360 (3840×1920 pixels), avec un débit plus que suffisant de 70 mégabits/s permettant de retravailler le film au montage. Jusque là c’est parfait et très supérieur aux modèles concurrents disponibles à ce jour que nous avons pu essayer.

Mais voilà : la qualité d’image peut être suffisante pour des films perso si on n’est pas trop exigeant, mais très rarement acceptable en ‘pro’. En fait, elle a trois défauts majeurs :

  • Sur les cotés, les objets proches sont totalement déformés et les objets lointains pas très nets,
  • L’image n’est pas stabilisée, ce qui oblige à utiliser la caméra, soit pour des plans fixes sur trépied, soit sur un support mobile sans à-coups (ski, vélo, voiture, bateau par temps très calme et autres plate-formes stables).
  • L’application ‘keymission’ permettant de contrôler la caméra à distance ne se connecte que très difficilement, et rarement quand on en a  besoin.

Pour nos productions, nous avons donc choisi une caméra capable de donner des films de bonne qualité : le modèle ‘Omni’ de Gopro.

La Gopro ‘Omni’ utilise 6 caméras synchronisées. Elle produit des films en 8K. Côté avantages et inconvénients, on peut résumer la situation en disant qu’elle se situe à l’opposé de la Keymission, en bon comme en mauvais :

 

Coté bon : La qualité d’image est excellente, elle peut filmer à haut débit, et les défauts de stabilisation sont bien corrigés par les logiciels disponibles chez  Gopro / Kolor.

 

Côté  pas facile : C’est une caméra faite pour les pros :

  • Elle est difficile à transporter : relativement lourde, mais surtout, compte tenu de la nécessité de recharger les 6 caméras, est accompagnée d’une quinzaine de kilos de batteries de recharge et du chargeur. De plus, la grosse batterie de  recharge au lithium fait partie des choses qu’on risque de se voir refuser quand on prend un avion.
  • L’écart entre chacun des 6 objectifs provoque nécessairement des défauts de parallaxe qui déforment de façon très visible les sujets situés à moins de 2m de la caméra. Ce serait un défaut majeur si Gopro/Kolor n’avait pas trouvé une solution logicielle de correction des erreurs de parallaxe pour cette caméra. En utilisant ce logiciel, les défauts de parallaxe deviennent acceptables en plaçant correctement la caméra… ce qui n’est pas toujours possible. La correction de parallaxe peut aussi avoir des effets secondaires désagréables si on ne maîtrise pas bien toutes les possibilités.

En post-production, cette caméra bénéficie de toute la puissance des logiciels kolor, pour les traitements de stabilisation, de correction/lissage des couleurs, et d’anti-parallaxe. De plus, ces logiciels sont accompagnés de plugins pour Adobe Première et After-effects, permettant de contrôler le lacet, le tangage, le roulis et le champ de vision.

La Gopro Omni convient donc aux productions de qualité professionnelle, à condition de bien maîtriser l’ensemble de la chaîne logicielle qui permet ces résultats.

A titre d’illustration, nous vous proposons de regarder ‘Ionian Cruise’, un film 360° pour la promotion du tourisme, et de la plaisance dans les eaux grecques de la mer ionienne. Ce film interactif étend les possibilités des vidéos 360° bien au delà des déplacements sur les 3 axes : en fait il les étend bien au delà des vidéos, complétées ici par plusieurs autres médias. Mais ceci est une autre histoire, nous y reviendrons sur ce blog.

 

 

 

Nous attendions donc une caméra qui réunisse les qualités de la Keymission et de l’Omni sans en avoir les défauts. Faut pas rêver, pas encore, mais pourtant nous en approchons avec la nouvelle caméra ‘Fusion’ de Gopro. Côté qualité elle dépasse les caméras grand-public sans pour autant être pro, côté défauts… elle en a, mais ce ne sont pas les mêmes.

 

La ‘Fusion’ filme à 5,6k. Pas de problème donc du côté de la résolution puisque les compressions courantes (H264) sont limitées à 4k. Enfin, pas pour longtemps semble t’il.

Elle a de grandes qualités : La qualité des couleurs est bonne, elle n’a pratiquement pas de parallaxe visible surtout après correction logicielle, elle est légère, étanche bien qu’elle ne soit pas adaptée à des prises de vues sous-marine, sa batterie procure une autonomie de 1h et sa carte SD contient jusqu’à 2h de film 4k. On la pilote très facilement avec un smartphone.

Elle a aussi des défauts! Côté stabilisation ça se fait par logiciel, comme pour l’Omni, sauf que le logiciel de l’Omni est plus efficace. En déplacement, il faut donc la placer sur un support aux déplacements fluides, vélo, auto, ski , ou utiliser un stabilisateur gyroscopique.

Mais son plus  gros défaut se situe dans la jeunesse des logiciels ‘Fusion studio ‘ qui l’accompagnent. Ils ne sont ni ergonomiques ni performants, et on peut compter une heure de traitement par minute de film! Nous n’avons pas encore trouvé comment contourner ce logiciel, mais il est certain que si Gopro veut que sa caméra réussisse, il faut d’urgence qu’il sorte un logiciel  performant. On se demande pourquoi ce n’est pas encore le cas, quand on compare aux excellents logiciels qui traitent l’Omni.

 

 

 

En conclusion? Aucune des trois n’est parfaite, mais en choisissant la caméra qui convient le mieux à chaque utilisation, nous arrivons à obtenir de bons résultats, au prix de beaucoup de précautions, de traitements et de post traitements. Mais après tout c’est notre métier, sinon nous nous contenterions de caméras qui  font tout toutes seules avec les résultats… qu’on n’ose pas montrer.

 

Et puis.. à la vitesse où vont les choses du 360°, tout ce que j’ai écrit ci-dessus sera à reprendre avant l’été. Et bien sur nous y serons.

 

 

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